"Je ne suis pas ce qui m’est arrivé, je suis ce que je choisis de devenir."
(Inspirée de Carl G. Jung)
Un papillon est l’image la plus évidente. Il passe par la chenille et la chrysalide avant de devenir autre chose, sans que son apparence finale soit lisible dans son état initial. Pourtant, ce n’est pas une « rupture magique » : c’est une continuité transformée. Le papillon incarne l’idée que ce que l’on a été ne détermine pas ce que l’on devient.
I - Quand l'Histoire Devient une Identité
Dans un parcours de vie, chacun traverse des événements qui laissent une empreinte : une enfance difficile, des blessures, une relation douloureuse, une rupture, une perte ou encore une période de vie marquante. Il est naturel que cela influence notre manière de penser, de ressentir ou d'agir. Comme si ce qui a été vécu avait fini par prendre toute la place, jusqu’à devenir une manière de se définir et avoir l'impression de devoir "tenir" malgré tout.
On peut alors commencer à penser : « je suis comme ça parce que j’ai vécu cela », sans envisager d’autre possibilité. Pourtant, elles ne sont pas une identité figée. Elles constituent une partie de notre histoire, mais ne définissent pas entièrement qui nous sommes.
II - Retrouver un Espace de Choix
Cette phrase, « Je ne suis pas ce qui m’est arrivé, je suis ce que je choisis de devenir », propose une autre lecture : celle d’une identité en mouvement, qui ne se réduit pas au passé mais qui peut encore se construire, pas à pas, dans le présent. Elle met aussi en lumière une notion essentielle en thérapie : la capacité de choix. Même si nous ne choisissons pas toujours ce qui nous arrive, nous pouvons progressivement retrouver un espace intérieur où il devient possible de choisir notre manière d’y répondre. C’est dans cet espace que se reconstruit la liberté personnelle.
Choisir de devenir, ce n’est pas nier le passé ni le minimiser. Reconnaître ce qui a été vécu, permet de lui redonner sa juste place, puis ne pas s’y réduire. C’est un processus d’intégration, où l’on apprend à transformer l’expérience en compréhension de soi, plutôt qu’en enfermement.
III - Devenir à son Rythme
Se transformer ne se fait pas dans la précipitation, c’est un processus progressif, parfois fragile, qui demande de la patience, de la douceur et un cadre sécurisant. Chaque petite avancée compte. Comme je le dis dans ma façon de voir la thérapie (voir dans l'onglet Ma Psychothérapie), c'est comme la construction d'un Cairn, Chaque ajustement de pierre permet de renforcer l’ensemble. Et même lorsque certaines bougent à nouveau, cela ne signifie pas un retour en arrière : c’est simplement une étape du processus.
IV - Conclusion
Cette phrase ne nie pas le passé et ne cherche pas à en effacer la portée. Elle invite plutôt à changer de regard : ne plus se réduire à ce qui a été vécu, mais reconnaître la possibilité de devenir autre chose à partir de là. Elle invite à considérer que, même après des expériences difficiles, il reste possible de se construire autrement, de se comprendre différemment, et d’avancer vers quelque chose de plus stable et plus juste pour soi. Elle ouvre un espace de mouvement, où l’histoire personnelle reste présente, mais ne définit plus entièrement l’identité.
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